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Historique

L’automobile et le contrôle technique, une longue histoire d’amour. Il n’est de richesse que l’homme : laissez-nous le démontrer

L’automobile :

Tout a commencé avec Nicolas Joseph Cugnot, qui entre 1769 et 1771 a conçu et réalisé le premier véhicule automobile à vapeur jamais construit, appelé « Fardier ».

Cet engin «ancêtre de l’automobile » était constitué d’un châssis en bois, équipé de trois roues et propulsé par une chaudière à vapeur placée à l’avant. Démuni de frein, sa vitesse était de 4 Km/h et son autonomie de 15 minutes. Le Fardier de Cugnot été une machine à vapeur à deux cylindre, la première automobile à traction avant du genre.

 

L'histoire de l'automobile

1860 et le 24 janvier, voit le premier moteur à explosion à 2 temps inventé par Etienne Lenoir. Un moteur à allumage commandé utilisant du gaz de l’huile comme carburant.

 

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1873 voit la première automobile à 18 places (ancêtre du bus) dénommée « L’Obéissante » conçue par Amédée Bollée père. Le véhicule était équipé d’un moteur à vapeur et sa vitesse était de 40 Km/h et disposé de : 4 roues, d’une direction à double pivot, d’une suspension à quatre roues indépendantes.

 

1881 voit la « Rapide » construite par Amédée Bollée père. Cette voiture était capable de dépasser le seuil psychologique de 1 km par minute, en atteignant la vitesse jusque-là jamais obtenue.

 

1884 voit la première automobile équipée d’un moteur à combustion interne 4 temps à pétrole brevetée par Léon Maladin et Edouard Delmare-Deboutteville.

 

1889 voit la première automobile à quatre roues équipée d’un moteur à essence avec deux cylindres en V, mis au point par Gottlieb et Wilhem Maybach.

 

1890 René Panhard, Emile Levasson et  Armand Peugeot industrialisent des véhicules Panhard et Levasson équipés de moteur à quatre temps.

 

1898 voit la voiture construite par Louis Renault.

 

1919 André Citroën introduit en France la production de voiture en grande série avec la Citroën Type A.

 

1934 voit la première traction avant de Citroën.

 

Sans s’attarder dans la chronologie des événements, on retiendra que les deux dernières guerres mondiales 14-18 et 39-45 ont fait considérablement évoluer l’automobile et à changé fortement nos comportements et nos façons de vivre.

 

Aujourd’hui le problème de l’automobile est qu’elle est à la source de nombreux accidents de la circulation et qu’elle pollue notre environnement, en rejetant 131 millions de tonnes de gaz carbonique. Cela été inimaginable en 1771 lors de la création du Fardier de Cugnot.

Le contrôle technique

Le contrôle technique : 

Tout a commencé en 1794 avec l’Agence des Mines, suivi en 1851 de la naissance des arrondissements minéralogiques qui a donné son nom aux plaques minéralogiques des véhicules (plaque d’immatriculation). Bien qu’à cette époque il ne s’agissait pas des Mines où se sont présentés plus tard les véhicules au contrôle, néanmoins, on peut considérer que l’Agence des Mines de 1794 est l’ancêtre du service des Mines nommé plus tard DRIRE aujourd’hui DREAL.

 

L’augmentation des automobiles et autres engins roulants a commencé à préoccuper les pouvoirs publics qui au XVII ème  siècle ont dictés quelques règles, mais ce n’est que plus tard que l’on verra des prescriptions de circulation, en même temps de la naissance du service des Mines.

1866 voit le premier arrêté du Ministre de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics concernant l’emploi des véhicules automobiles sur les routes, prescriptions que le service des Mines devait contrôler avant de donner l’autorisation de mise en service à savoir : « le véhicule ne doit pas faire peur aux chevaux, doit brûler sa fumée, doit disposer de bardages de roues ».

 

1893 et le 14 août, le Préfet Louis Lépine règlemente par ordonnance le véhicule à moteur mécanique à explosion en ajoutant quelques prescriptions notamment la vitesse maximale et l’éclairage pour circulation de nuit, ainsi que la délivrance par les services des Mines d’un certificat de capacité à la conduite.

 

1899 et le 10 mars, voit par décret les termes de « automobile et de réception ».

 

1901 et le 10 septembre, voit les plaques minéralogiques pour les automobiles.

 

1921 les nombreux textes successifs sur l’automobile sont regroupés et donnent l’éclosion du code de la route.

 

1921 voit pour la première fois l’idée d’imposer des visites techniques aux véhicules automobiles de transport en commun de personnes.

 

1922 voit la naissance du permis de conduire qui remplace le certificat de capacité valable pour la conduite des véhicules.

 

1939 voit le contrôle technique annuel sur les véhicules lourds.

 

1954 le code de la route n’est plus spécifique à la France. Il inclut des principes et définitions d’accords internationaux (convention de Genève). Le code de la route intègre la réglementation technique communautaire.

 

1954 différentes catégories de permis sont instaurées en fonction des types de véhicules. Le permis de conduire a désormais trois volets.

 

1976 le 29 décembre, la France signe la directive 77/143 CEE qui deviendra directive 96/96/CE à la suite de nombreuses modifications notamment, pour se doter d’un système de contrôle technique automobile.

 

1982 voit la création de la direction de la sécurité et de la circulation routière (DSCR) devenue par la suite en 2008 Délégation à la Sécurité Routière qui en 2012 a été rattaché au Ministère de l’intérieur.

 

1986 vu l’augmentation incessante du trafic routier, et les pertes nombreuses de vie humaine, voit l’obligation du contrôle technique sans obligation de réparation pour les véhicules de plus de 5 ans d’âge faisant l’objet d’une transaction.

 

1989 voit la loi sur le permis de conduire à points et le contrôle technique périodique avec obligation de réparation des organes défectueux de sécurité du véhicule.

 

1991 voit deux décret l’un 91-369 introduisant dans le code de la route l’obligation du contrôle technique et l’autre 91-370 définissant les rôles respectifs des contrôleurs techniques des centres de contrôle et des réseaux.

 

1991 le 18 juin voit l’arrêté d’application des deux décrets susvisés.

 

1992 le 1er janvier le contrôle technique périodique et rendu obligatoire à tous les véhicules de plus de 5 ans, dont le poids n’excède pas 3.5 tonnes. 

 

La notion de contrôle technique automobile est introduite dans la réglementation Européenne. Les directives européennes 96/96/CE, 2009/40/CE et 2010/48/CE précisent les conditions d’organisation des contrôles. La directive 2014/45/UE applicable au plus tard mai 2018, prévoit l’harmonisation des contrôles techniques au niveau de tous les pays de l’Union Européenne.

 

Le contrôle technique a toujours était associé à l’automobile, au bénéfice de la sécurité des usagers de la route. Si l’Etat a délégué au privé le contrôle technique des véhicules, cela a pu se faire grâce au lourd travail fait en amont par les agents des Mines, qui pour l’histoire sont et resteront les ingénieurs du contrôle technique automobile.

 

Antoine AVAZERI Co-fondateur de Coop. Contrôle.